Tenganan
Par Jean-Pierre Sculati, vendredi 20 février 2009 :: Tribune
Et voici que Miguel Samiez alias Astral se mue en Aeryal, délaissant l'ether infini pour venir caresser les plages de Tenganan. Deux premiers albums prometteurs laissaient espérer encore mieux et c'est chose faite avec ce Tenganan aux couleurs chatoyantes, où la personnalité musicale de Miguel Samiez s'affirme davantage, assume aussi ses influences et les transcende. Le jeune Padawan mérite d'être intronisé Chevalier Jedi!
Avec Tenganan, Miguel Samiez évoque son voyage à Bali (et dans le village de Tenganan...) en 2006, au travers de douze pièces musicales, douze pièces d'un puzzle où se mêlent les riches sensations de la découverte d'un pays longtemps rêvé. Cette invitation au dépaysement a rencontré un succès des plus mérités.
Pour s'en rendre compte, cet extrait de témoignage d'une fan résume bien l'engouement suscité par Tenganan : "Aeryal est une divinité musicale polymorphe aux mouvances surprenantes (...) dont l'énergie tantrisante rebondit en fluides multicolores et ascencionnels dans les confins d'un azur désynchronisé aux alentours incertains. Du grand art."...
Quelques comparaisons avec Vangelis, JMJ, Klaus Schulze et autres maîtres de la musique électronique viennent encore complimenter les "mélopées électroniques, qui évoquent tantôt un océan langoureux tantôt un étrange paysage sylvestre peuplé de gnomes primitifs qui scandent des prières inconnues à la fertilité", mais elles semblent bien réductrices une fois qu'on a écouté Tenganan.
